Patrimoine naturel

Atlas et inventaire de la biodiversité communale

La commune du Pêchereau a commandé, à l’association Indre Nature, la réalisation d’un inventaire de la biodiversité communale.

 

Celui-ci a pour but de réaliser un diagnostic de la biodiversité afin d’apporter une vision de l’état de du patrimoine naturel communal et des idées de gestions.

L’étude a démarré le 15 février 2019, les inventaires ont été réalisés sur 2019 avec des compléments et analyses sur 2020. Le rapport FINAL a été remis en 2021.

À ce jour, dans l’Indre, seuls deux inventaires de biodiversité ont été réalisé sur les communes de Mers sur Indre et du

Pêchereau.

Inventaire
Observatoire
Botanique
Oiseaux
Lépidoptères
Odonates
Orthoptères
Coléoptères
Mammifères
Punaises
Amphibiens
Reptiles
Autres insectes
Araignées
Mollusques
Hyménoptères
Poisson
Nombre d'espèces
Nombre de données
Avant
2020
Avant
2020
139
438
199
2601
89
107
296
908
76
112
119
329
20
27
59
101
25
28
66
89
8
41
9
61
8
16
13
56
9
32
10
52
9
10
33
49
8
9
19
28
-
15
-
17
-
10
-
14
5
11
5
12
4
6
5
9
-
1
-
1

Inventaire botanique

L’inventaire bocage a permis d’identifier des zones et des tendances et  mettre en évidence les fonctionnalités

Richesse communale avec les nombreuses prairies avec des parcelles remarquables, comme la prairie de Paumule ou du Courbat

 

Inventaire des chemins

Richesse communale avec 60 km de sentiers et de petites routes favorables à la randonnée

 

Inventaire des mares

De nombreuses mares visitées. Les principales menaces sur ces dernières sont leur fermeture, la pollution ou leur comblement

 

Pièges photo

La pose de pièges photo ont permis d’observer de nombreuses espèces tels que des chevreuils, des renards, des chouettes, etc…

Pour aller plus loin, vous pouvez vous rendre sur le site www.obsindre.fr pour consulter la base de données, dans lequel on peut y trouver des informations sur :

  • 6 281 espèces
  • 834 816 données
  • 46 157 photos
  • 2 441 observateurs
  • ainsi que l’accès à des formations ou à des animations.

Biodiversité : Trame Verte et Bleue

Définition

La Trame Verte et Bleue est un outil d’aménagement du territoire qui vise à maintenir et reconstituer un réseau écologique cohérent à l’échelle du territoire national.
Un réseau écologique constitue un maillage d’espaces ou de milieux nécessaires au fonctionnement des habitats et de leur diversité, ainsi qu’aux cycles de vie des divers espèces de faune et de flore sauvages afin de garantir leurs capacités de libre évolution.

Objectif

Doter les collectivités et l’État d’un nouvel instrument d’aménagement du territoire, afin qu’elles puissent inscrire la conservation de la biodiversité, notamment ordinaire, dans leur projet d’utilisation de l’espace . Cette approche, mesure phare du Grenelle de l’Environnement, cherche à résorber les effets de la fragmentation et de l’isolement des milieux naturels.

Vocabulaire

Les réservoirs de biodiversité : ce sont les espaces dans lesquels la biodiversité est la plus riche et la mieux représentée. Les conditions indispensables à son maintien et son fonctionnement sont réunies.

Les corridors écologiques : ce sont les voies de déplacement empruntées par la faune et la flore, qui relient les réservoirs de biodiversité.

Continuités écologiques : ensemble de corridors et réservoirs de biodiversité.

Sous trames et réseaux écologique : à chaque type de milieu, correspond une sous-trame. On distinguera par exemple, une sous-trame forestière, une sous-trame des zones humides, ect. C’est l’ensemble des sous-trames qui formera le réseau écologique global du territoire.

Trame verte

Boisements, pelouses et landes :
Corridors et réservoirs de biodiversité liés aux milieux boisés, pelouses et landes. Les forêts sont des écosystèmes riches et complexes qui hébergent une faune et une flore à son image.

Espèces dominantes :

Douze mammifères dont dix chauves-souris : le Chat forestier et la Genette commune, le Murin de Bechstein, la Noctule commune, la Noctule de Leister, l’Oreillard roux, le Murin à moustaches, le Murin de Brandt, le Murin d’Alcathoe, le Murin de Natterer, le Grand Murinet , le Grand Rhinlophe.

Quatre oiseaux : le Pic Mar, le Pic noir, le Pouillot siffleur et l’Engoulevent d’Europe

Vingt-trois insectes : le grand capricorne, le Lucane cerf-volant, Le Leste des bois, La Hachette, L’Intruse, La Halias du Chêne, L’Hespérie de la brome, Le Bombyx versicolore, L’Ennomos du Frêne, La Bacchante, La Mélitée du mélampyre, Le Morio, Le Bombyx dictaeoïde, Le Maillot de Dordogne, Le Vertico inverse, La Balée commune, La Soucoupe commune, L’Helicon méridional, La Grande limace, Le Grillon des bois, La Decticelle cendré, Le Méconème tambourinaire, Le Méconéme méridionale

Deux espèces d’amphibiens : la Grenouille agile et la Salamandre tachetée

Douze plantes : Anémone Sylvie, Jacinthe des bois, Polystic à soies, Tilleul à petites feuilles, Scilles, Chêne sessile, Hêtre commun, Scolopendre, Muguet, Fragon, Géranium sanguin, Céphalanthere rouge

Identification des corridors :

  • capacité de déplacement des espèces
  • type d’occupation des sols (forêt, prairie, culture etc.), pondéré en fonction de la capa cité de déplacement des espèces sur ces milieux
  • utilisation préférentielle des fonds de vallées par les espèces
  • les routes, dont le trafic les rend infranchissables pour certaines espèces
  • les zones densément bâties, à prendre en compte les nuisances potentielles de l’urbanisation (grillage autour des propriétés, minéralisation des sols)

Sous trame du bocage

Le bocage est caractérisé par l’association de
haies et de prairies

  • les haies sont identifiées à partir de photos aériennes
  • l’identification des prairies est réalisée à partir des inventaires réalisés par Indre Nature

Trame Bleue

La Trame Bleue : cours d’eau et tête de bassin, mares, étangs et zones humides :
Ce sont les corridors et les réservoirs de biodiversité liés aux zones humides

Les espèces déterminantes :

Les listes pour cette sous-trame sont importantes car elles doivent représenter des espèces de milieux courant et stagnant :

un mammifère : le Murin de Daubenton
six oiseaux : le Phragmite des joncs, la Rousserolle, la Bouscarle de Cetti, le Rousserolle turdoïde, le Grèbe huppé, la Foulque macroule
trois reptiles : la cistude d’Europe, la Couleuvre à collier, la Couleuvre vipérine
neuf amphibiens : l’Alyte accoucheur, le Crapaud calamite, la Grenouille rousse, le Pélodyte ponctué, le Rainette, la Salamandre tachetée, le Sonneur à ventre jaune, le Triton crêté et le Triton marbré
trente-quatre insectes
vingt-six espèces de plantes : le Phragmite, le Plantin d’eau, le Fluteau nageant, la Reine des prés, la Gentiane pneumonanthe, la Bruyère à quatre angles, l’Ochis tacheté, une Sphaigne, la Molinie bleue, la Bruyère à balais, la Violette des marais, la Linaigrette, la Wahlenbergie à feuilles de lierre, la Valériane dioïque, les Nénuphars, les Potamots, le Populage des marais, le Jonc acutiflore, l’Orchis laxiflora, le Trèfle d’eau, l’Orchis incarnat, la Fleur de coucou, le Cirse d’Angleterre, la Dorine à feuilles opposées, la Succise des prés et le Scirpe des bois

Identification des corridors :

Le tracé des corridors tient compte de :

  • la capacité de déplacement des espèces déterminantes
    le type d’occupation des sols(forêt, prairie, culture, etc.), pondéré en fonction de la capacité de déplacement des espèces sur ces milieux
  • L’utilisation préférentielle des fonds de vallée par les espèces est intégrée par une matrice de distance aux cours d’eau
  • les routes, dont le trafic les rend infranchissables pour certaines espèces
  • les zones densément bâties à prendre en compte les nuisances potentielles de l’urbanisation (grillage autour des propriétés, minéralisation des sols)